Ikram's story

Send salutations on who cried out of love for us!

Le train de la vie.

Classé dans : Articles — 20 septembre, 2014 @ 10:45

 

Voici la gare qui se dénomme terre. C’est ici que nous déposent les trains de la vie. Les uns arrivent, d’autres partent.
Il y a ceux qui arrivent et qui sont accueillis chaleureusement. Pour eux, l’aventure commence. D’autres, c’est le train de départ qui les attend. Leur aventure se termine, et ils s’apprêtent à prendre le train du retour. Un retour, où ça ? Nul ne le sait. D’ailleurs, on ignore également d’où ils sont venus. Ce que nous savons avec certitude, c’est que tout le monde vient, et tout le monde part. Les allers simples n’existent pas.

De durs et émouvants adieux côtoient les bienvenus enthousiastes. Naissances et enterrements, contrastes cycliques. Larmes d’arrivée, cris de départ. Les uns viennent, les autres partent. Les arrivées sont lentes, les départs rapides et imprévisibles. Souventefois, les arrivées relèvent du miraculeux, et les départs font naitre des hérétiques.

Une fois arrivé, chacun, guidé par sa propre boussole interne, quitte la gare et prend son propre chemin. Les uns préfèrent le Nord, d’autres le Sud, d’autres encore l’Ouest voire l’Est. Mille chemins, mille errements. Nous sommes nous déjà rencontrés à l’occasion de l’un de ceux-ci ?
Peut-être.

Ou vas-tu maintenant ? J’espère que ton train partira après le mien. Cela m’évitera bien des souffrances.
Nombreux sont ceux qui s’y prennent à l’avance, et qui viennent attendre le train de retour bien avant son départ. Ils y attendent, parmi ceux venus accueillir les nouveaux venus. Ce n’est sans doute pas le même type d’attente.

Se parlent-ils ?
Se perçoivent-ils ?

D’autres refusent de prendre le train de départ, ayant trouvé leur bonheur sur leur lieu de séjour. C’est qu’ils doivent s’y sentir bien. Ou bien, ils sont tombés amoureux d’autres passagers. Ils craignent de ne pas les retrouver à leur prochaine destination. Ils n’ont pas tort.

D’autres encore sont en train de réserver le train de départ de certaines gens de leur entourage, consciemment ou inconsciemment. Ils le regretteront, sans doute. Je me demande s’ils viendront leur dire au revoir le jour où le train viendra les chercher. Probablement non. Ou bien le train sera parti bien avant qu’ils n’aient pu venir faire leurs adieux. Et s’ils arriveront à temps, ils courront sans doute derrière le train, afin d’essayer de faire passer un dernier message. Pourvu que celui-ci ait quelques minutes de retard…
Il existe hélas aussi des cas douloureux d’âmes qui, à peine arrivées, et sans même avoir eu le temps de quitter la gare pour découvrir son au-delà, elles sont replacées dans le train de départ qui les mènera vers où sais-je ! Si seulement leur train de départ avait été supprimé ! On en viendrait presque à songer que leur train ne fût jamais arrivé.
Il y a aussi ceux qui attendent quelqu’un qui ne vient jamais, voyant défiler les trains d’arrivée et assistant à mille accueils palpitants. Ceux-ci attendront, un train de plus, et puis un autre, et puis encore un autre, jusqu’au moment où leur départ interrompt leur attente.

Et il y a ceux qui n’ont jamais saisi, ou qui ont refoulé, l’existence de cette gare, jusqu’au moment où ils doivent s’y rendre de force pour monter sur le train de départ. Ils ressemblent fortement à ceux qui sont d’avis que cette gare ne connaît que des arrivées, et aucun départ. J’aimerais demander à ceux-ci de m’expliquer comment de tels réseaux ferroviaires peuvent fonctionner… Concomitamment, il y a ceux qui ne perçoivent que les départs, sans même considérer les arrivées. Mais d’où viennent donc tous ces trains ?
Il y a les révoltés aussi. Ils s’insurgent contre le caractère fini du séjour, contre l’absence de connaissance de la provenance du train d’arrivée, ou de la destination du train de départ… Contre le fait aussi que toute arrivée équivaut à un compte à rebours vers le départ.

Et le séjour, alors ?

Et il y a ceux qui, du fait qu’ils ne supportent pas l’absence de réponse à toutes ces questions, inventent toutes sortes de théories sur la provenance et la destination du train, en y déduisant également une éthique de conduite à adopter dans le cadre du séjour, sans quoi le train les mènerait vers une destination cauchemardesque. Les trains d’arrivée seraient ainsi expédiés, et ceux du départ rappelés. Provenance et destination se confondraient derrière une même volonté. Pour s’en convaincre, ils relatent l’histoire d’un homme qui aurait réussi à faire en sorte que le train de départ fasse marche arrière. Ils avancent également toutes sortes d’autres histoires qui vont bien au-delà de ce que nous percevons et appréhendons dans notre train-train quotidien. Ces trains sont nocturnes.

D’autres encore tentent de trouver des réponses d’une façon empirique. Ils analysent ainsi la vitesse des trains, leur direction, leur accélération, leur force, et toute sorte d’autres données mesurables et quantifiables. Réussiront-ils à en savoir plus ainsi ? Peut-on mesurer l’infini ?

Nous sommes tous arrivés à la même gare, même quai. Et notre train partira de la même voie. Cette gare, ce « big bang » qui dirige vers le néant à peine a-t-il créé l’être, tous les chemins y mènent. Elle est notre centre de gravité. En tant qu’Hommes, nous sommes tous soumis à la même condition humaine.

12345...13
 

Eglaner |
stage-dProduits_2014-2015 |
De L'Amour Des Anges D... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Makak
| Gwennalwenn3356
| Telkomselu5l